VRAI ou FAUX ?

15 novembre 2009
Les énoncés suivants sont ceux qui font le plus fréquemment l’objet de questions posées aux professionnels de la santé auditive. Démêlons le vrai du faux dans toutes ces propositions.

Écouter de la musique à un niveau élevé peut endommager l’audition.

AuditionVrai. Quand on écoute de la musique, la combinaison de trois facteurs peut entraîner l’apparition d’une déficience auditive : la durée du temps d’écoute, la proximité par rapport à la source du son et l’intensité du volume musical.

Quel que soit le volume de la musique que vous écoutez, plus longtemps vous en écoutez, plus vous fatiguez les cellules ciliées de l’oreille interne et plus vous risquez de développer une déficience auditive permanente.

L’appareillage auditif exige une période d’adaptation.

Vrai. L’appareillage auditif est très important pour conserver la qualité de vie du malentendant. Lors d’un premier appareillage, l’image sonore globale peut lui sembler modifiée, car les sons qu’il n’entendait plus depuis des années sont à nouveau audibles. Le port régulier des appareils auditifs favorise cette adaptation. Plus le malentendant utilisera ses appareils auditifs, plus il les appréciera.

Quand il y a une baisse d’audition aux deux oreilles, il est préférable d’être appareillé aux deux oreilles.

Vrai. Si vous souffrez d’une baisse d’audition aux deux oreilles, il est conseillé d’avoir un appareillage auditif binaural (des deux côtés). L’appareillage auditif binaural permet, entre autres, d’obtenir une meilleure compréhension de la parole en environnement bruyant, une localisation sonore spatiale plus performante ainsi qu’une écoute plus naturelle et stéréophonique. De plus, il ne faut pas oublier que l’oreille doit être stimulée pour activer et conserver l’audition restante.

Il est recommandé de passer un examen de l’audition dès qu’il vous arrive d’avoir du mal à entendre, même si cela est occasionnel ou se produit dans des situations spécifiques.

Vrai. Très souvent, il est difficile de déterminer vous-même si vous souffrez d’une perte d’acuité auditive ou si vous êtes simplement fatigué et stressé. Votre capacité auditive contribue au bon fonctionnement de votre vie de tous les jours avec vos amis, vos proches et vos collègues. Il est important de connaître les limites auditives et de chercher le meilleur traitement le plus tôt possible. La déficience auditive non traitée peut affecter votre vie de tous les jours, votre vie sociale et diminuer sa qualité en général.

Les appareils auditifs peuvent être défrayés par des organismes ­gouvernementaux ou les assurances privées.

AuditionVrai. La Régie de l’assurance maladie du Québec, la CSST, les Anciens Combattants et les assurances privées peuvent défrayer le coût d’un ou de deux appareils auditifs selon des critères d’admissibilité.


L’utilisation d’un appareil auditif rend l’oreille « paresseuse ».

Faux. Certaines personnes pensent que le port d’appareils auditifs aggrave une perte d’audition, que l’audition diminue car elle « se repose » sur l’appareil auditif ou encore que l’amplification effectuée par les appareils auditifs « use » l’audition restante. Ce n’est pas du tout le cas. L’oreille doit être stimulée pour activer et conserver l’audition restante. Nous savons aujourd’hui que l’audition diminue progressivement si les oreilles ne sont pas confrontées régulièrement à des stimuli sonores.

Les appareils auditifs ne sont pas esthétiques et sont inefficaces en milieu bruyant.

AuditionFaux. Le circuit numérique des appareils auditifs a énormément évolué depuis l’arrivée des ordinateurs, de même que leur apparence extérieure. Les appareils auditifs se distinguent maintenant non seulement par leurs formes, leurs tailles et leurs couleurs les plus diverses, mais également par leurs technologies de plus en plus performantes.

La Régie de l’assurance maladie du Québec peut donner un montant forfaitaire si l’on désire obtenir un autre modèle ou une technologie supérieure non inclus dans le programme de la RAMQ.

Faux. Le règlement de la RAMQ ne prévoit pas une allocation à l’achat, mais seulement le paiement en entier des appareils auditifs qui figurent sur la liste des appareils auditifs assurés. Si l’on désire se procurer des appareils auditifs autres que ceux figurant sur la liste, les frais pour l’acquisition de ces appareils doivent être entièrement assumés par le bénéficiaire et/ou ses assurances privées.