Vous travaillez avec les aînés ? Cet article est pour vous

15 août 2010
Vous travaillez avec les aînés

Vous travaillez dans un milieu où des aînés habitent ou bien viennent se distraire ? Vous vous dites que vous les connaissez bien et que leurs habitudes de vie n’ont plus de secret pour vous ?

Vous avez un plaisir fou à côtoyer les aînés les plus enthousiastes : ils ont toujours une bonne blague à raconter, ils rient, ils parlent fort et sont prêts à s’embarquer dans toutes les activités qui leur sont proposées, quand ce ne sont pas eux qui les organisent le plus naturellement du monde. Ils vous font parfois envier leur énergie.

Il y a bien ceux qui sont un peu plus calmes : ils causent, ils jouent au scrabble, ils lisent. Ils ont une vie sociale satisfaisante. Ils vous répondent et vous sourient lorsque vous les saluez, et parfois ils vous parlent avec fierté de leurs petits-enfants. Ils vous charment.

Mais voilà, il y a aussi les solitaires ou les indifférents. En fait, ils ont bien le droit de ne pas se mêler aux autres après tout. Si c’est ainsi qu’ils ont choisi de vivre, pourquoi essayer d’y changer quelque chose ? Ils vous intriguent et vous aimeriez bien les connaître un peu plus. Vous vous dites qu’ils ont certainement quelque chose d’intéressant à raconter… Si au moins vous réussissiez à percer leur réserve.

Il est vrai que c’est dans la diversité que chaque population prend ses couleurs. Qui peut se vanter d’être capable de deviner vraiment les raisons qui font que telle personne sera réservée ou timide, alors que l’autre sera extravertie ? Les psychologues ne s’entendent pas tous sur le fait que la personnalité des individus puisse changer au fil des années, alors pourquoi vouloir faire sortir untel ou unetelle de sa carapace ?

Toutefois, derrière un certain repli sur soi se cache parfois une réalité différente de celle qui est voulue ou choisie. Elle peut avoir en effet un autre visage : la presbyacousie.

C’est cette perte lente et progressive de l’acuité auditive qui impose à la personne vieillissante diverses limites. D’abord, certaines syllabes peuvent être difficiles à identifier, le chant des oiseaux devient inaudible, tout comme le tic-tac d’une montre. Ensuite, ce sont les conversations qui deviennent de plus en plus pénibles, tellement qu’à un certain moment on choisit de se retirer pour éviter les situations désagréables. On ne participe plus aux activités qui nous faisaient pourtant plaisir.

Il est assez troublant de savoir que près d’une personne sur deux âgée de 75 ans et plus éprouve des problèmes de surdité à divers degrés. Et si nous pouvions faire quelque chose pour elles !

Observer les signes d’apparition des difficultés auditives et les reconnaître nous permettraient d’orienter nos aînés vers des ressources en audiologie qui leur proposeront des moyens de briser leur isolement.

Et si cette solitude que nous -avions constatée n’était pas le miroir d’une âme introvertie assumée, mais bien l’expression d’un mal-être ? Soyons des personnes vigilantes et bienfaisantes pour préserver la qualité de vie de nos aînés.

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