Transposition fréquentielle / Compression fréquentielle pour une meilleure intelligibilité !

15 février 2009
Certaines pertes d’audition, telles que les pertes en pente de ski ou les pertes en coin, demandent à ce que les appareils auditifs génèrent une certaine puissance pour avoir accès à des sons souvent plus aigus et difficilement perceptibles. Le fait de mettre beaucoup d’emphase sur ces fréquences peut entraîner d’autres problèmes tels que l’effet-Larsen (sifflements) et le masquage des zones audibles adjacentes à une zone morte de la cochlée. Cela nuirait, le cas échéant, à l’intelligibilité.

Deux concepts sont primordiaux lorsque nous abordons le sujet de l’audition : l’audibilité ainsi que l’intelligibilité. Le premier étant synonyme d’entendre, le second, de comprendre. Le but ultime des systèmes tels que la transposition fréquentielle ou la compression fréquentielle est d’identifier les stimulations sonores qui ne sont pas audibles pour le malentendant. L’étape suivante consiste à déplacer ou modifier ces mêmes stimulations dans une zone d’audibilité de façon à ce qu’elles soient perçues par le porteur et intelligibles par le fait même.

Transposition fréquentielle

Transposition fréquentielle / Compression fréquentiellepour une meilleure intelligibilité !

Les mécanismes derrière la transposition fréquentielle sont simples. Nous devons fixer, sur l’audiogramme, un degré de seuil auditif où nous croyons être en présence d’une zone morte.

Tous les sons devant être amplifiés au-delà de ce point sur l’audiogramme seront déplacés dans une zone audible où les seuils audiométriques sont acceptables et où nous y retrouverons l’intelligibilité.

Donc, un porteur d’appareils auditifs munis de ce système pourrait entendre un oiseau chanter, même s’il s’agit d’un son aigu. Cependant, le chant de l’oiseau serait déplacé dans une zone fréquentielle plus grave.

Compression fréquentielle

Transposition fréquentielle / Compression fréquentiellepour une meilleure intelligibilité !

Dans le cas de la compression fréquentielle, le but recherché est sensiblement le même, soit de rendre l’intelligibilité par l’audibilité. Par contre, la compression fréquentielle utilise un processus différent. L’idée derrière ce procédé est de conserver la bande fréquentielle atteinte ou morte de la cochlée (zone grise) et de venir la comprimer dans une bande fréquentielle avoisinante plus saine.

Ces systèmes ont entraîné plusieurs études qui ont mené à des résultats très concluants avec certains patients. Il est par contre à noter que ce ne sont pas toutes les pertes d’audition qui profiteront de ces technologies de transposition fréquentielle ou de compression fréquentielle.