Technologie dernier cri

10 novembre 2016, par Janic Lauriault

8-technoDerniercris

Une nouvelle série d’appareils auditifs dernier cri offre de nombreux avantages à l’utilisateur.

Une plus grande intensité de sons traités

Les appareils auditifs possèdent leur propre intensité de sons qu’ils peuvent traiter. Ils sont munis d’un microphone qui détecte les sons, d’un microprocesseur qui les traite et les amplifie, et d’un haut-parleur qui les reproduit et les achemine à l’oreille. Le microprocesseur traite les signaux sonores numériques selon ses caractéristiques (si le signal est un bruit ou de la parole), l’environnement ambiant et la surdité de l’utilisateur. Un convertisseur analogique–numérique (A/N) permet la conversion des signaux analogiques parvenant au microphone de l’appareil auditif en signaux numériques pour le microprocesseur. Le convertisseur A/N dicte également la limite de l’intensité des sons que l’appareil auditif peut traiter. La plupart des appareils auditifs sur le marché sont capables de traiter les sons forts entre 92 et 106 dB SPL. Les sons excédant cela sont coupés ou compressés, ce qui appauvrit la qualité sonore et occasionne de la distorsion.

Une nouvelle série d’appareils auditifs propose la technologie True-Input, un convertisseur A/N offrant une limite supérieure des sons pouvant être traités, soit des sons allant jusqu’à 113 dB SPL. La technologie True-Input permet une qualité sonore naturelle, sans distorsion dans les environnements sonores de calmes (à la maison) à très bruyants (fête, grand groupe) où les conditions d’écoute sont plus difficiles. Elle offre au porteur confort et intelligibilité de la parole, puis optimise l’écoute de la musique.

Une écoute plus facile dans
le vent

Un des points soulignés par les porteurs d’appareils auditifs est la difficulté d’écoute en présence de bruit de vent. À la lumière de cette réalité, cette nouvelle série introduit un atténuateur du bruit causé par le vent. Les appareils auditifs sont capables d’une analyse des signaux parvenant aux microphones afin d’identifier le bruit de vent. Contrairement aux autres signaux, ce bruit diffère d’un microphone à l’autre ; cette particularité est utilisée pour le déceler. S’il y a présence de bruit de vent, seul celui-ci est soustrait de l’image sonore, permettant une amélioration significative de l’identification des mots et de la compréhension de 57 %. Cette atténuation entraîne confort et intelligibilité de la parole aux porteurs s’adonnant à toute activité extérieure, en environnements venteux.

Un réducteur de bruit de faible intensité

Reconnue pour l’amplification des sons de faible intensité, cette série améliore l’amplification des sons doux, permettant de mieux les capter et les traiter. Bien que cette amplification soit avantageuse pour les sons comme celui d’un chat grattant à la porte ou un chuchotement, il y a un risque d’amplifier les sons faibles indésirables (ventilateur, réfrigérateur). Pour que ces sons faibles ne soient pas dérangeants pour l’utilisateur, ces nouveaux appareils auditifs sont munis d’un réducteur de bruit de faible intensité (RBFI). Cela permet l’atténuation des signaux faibles non importants, sans compromettre l’audibilité. Actif seulement en environnement calme, il analyse les signaux entrants aux microphones des appareils auditifs, prenant soin de ne cibler et de n’atténuer que ceux qui sont constants et peu modulés, comme le bruit du ventilateur ou du réfrigérateur. Le RBFI permet d’entendre les sons faibles importants, des bruissements de feuilles en nature aux voix distantes, sans que les signaux doux sans importance ne perturbent l’écoute.

Consultez un audioprothésiste pour en apprendre davantage.

Une évaluation par un audioprothésiste est requise afin de déterminer quels appareils auditifs conviennent à vos besoins.

L'auteure:

 

Dans un objectif de conformité, les termes appareils auditifs sont préférés
à ceux de prothèses auditives.