Les différents types d’implants auditifs

15 mai 2010

implants auditifs

Lorsque les appareils auditifs ne procurent plus assez de bénéfices ou entraînent trop d’inconvénients, il existe d’autres solutions : les implants auditifs. On retrouve principalement quatre types d’implants auditifs, dont l’implant cochléaire, l’implant à ancrage osseux, l’implant de l’oreille moyenne et l’implant du tronc cérébral.

Pour bien comprendre le fonctionnement et les différences entre les divers types d’implants auditifs, il importe de comprendre le fonctionnement de l’oreille. Ainsi, lorsqu’on entend, le son emprunte deux chemins différents. La conduction aérienne représente le son qui entre par l’oreille externe, qui pénètre dans le conduit auditif en faisant vibrer le tympan et ensuite les osselets. Par la suite, le son traverse l’oreille interne en faisant déplacer les liquides et les cellules ciliées de la cochlée pour finalement se rendre jusqu’au cerveau par le nerf auditif. La conduction osseuse, quant à elle, représente le son qui fait vibrer la boîte crânienne et stimule directement la cochlée, sans passer par le tympan et les osselets.

Les différents implants auditifs

L’IMPLANT COCHLÉAIRE

L’implant cochléaire est une solution retenue pour les personnes dont la surdité origine de l’oreille interne, principalement de la cochlée. Il faut généralement avoir une surdité importante aux deux oreilles et retirer peu de bénéfices de l’utilisation d’appareils auditifs pour envisager cette alternative.

Comment fonctionne-t-il ?

En effectuant une chirurgie, on implante une partie dans l’oreille interne : le porte-électrodes. En plaçant ce dernier dans la cochlée, la totalité ou presque des ­restes auditifs seront détruits. Une autre composante est placée sous la peau à l’arrière de l’oreille : le récepteur-­stimulateur. Le son sera capté par un appareil accroché à l’oreille qu’on appelle processeur. Ce dernier capte le son, le transmet à l’antenne qui le dirige à son tour vers le récepteur-stimulateur. De là, le son est transformé en stimulation électrique et retransmis au faisceau d’électrodes. La cochlée est alors stimulée électriquement par le porte-électrodes.

Pour une personne qui présente une atteinte du nerf auditif, on envisagera plutôt un implant du tronc cérébral. Ce type d’implant est cependant peu répandu.

L’IMPLANT À ANCRAGE OSSEUX

L’implant à ancrage osseux, communément appelé BAHA, s’adresse principalement aux personnes qui présentent une surdité reliée à un problème de l’oreille moyenne. Ces personnes ne peuvent habituellement pas porter d’appareils auditifs puisqu’elles ont des infections à répétition ou une malformation de l’oreille externe. Les candidats pour un BAHA doivent toutefois avoir un bon fonctionnement de l’oreille interne ou une légère atteinte.

Le BAHA peut parfois être suggéré aux personnes ayant une surdité complète à une oreille. Toutefois, pour ce type de perte auditive, il importe d’envisager d’autres options d’abord.

Comment fonctionne-t-il ?

En fait, il s’agit d’un pilier (vis de titane) que l’on place dans l’os du crâne, à l’arrière de l’oreille, de façon chirurgicale. À la suite d’une période de convalescence permettant l’ostéo-intégration (processus par lequel la vis se soude à l’os), on place sur le pilier un appareil qu’on appelle vibreur osseux. Ce dernier fonctionne un peu comme un bouton-pression. Le vibreur osseux capte le son et le retransmet à la cochlée en faisant vibrer l’os du crâne.

L’IMPLANT DE L’OREILLE MOYENNE

L’implant de l’oreille moyenne est envisagé pour les personnes ayant une surdité neurosensorielle (problème de l’oreille interne) ou mixte (problèmes de l’oreille moyenne et de l’oreille interne combinés) et qui ne peuvent pas porter d’appareils auditifs en raison de problèmes d’otites externes ou autres (psoriasis, eczéma chronique, etc.).

Comment fonctionne-t-il ?

De façon chirurgicale, on place un ballonnet sur la chaîne des osselets ou encore sur la fenêtre ronde. L’audition résiduelle est alors préservée. Une antenne est également placée sous la peau derrière l’oreille, tout comme on le fait pour l’implant cochléaire. Le son est capté par le processeur, transmis à l’antenne puis au ballonnet. Le ballonnet reproduira les mouvements vibratoires des structures de l’oreille moyenne et l’information se rendra ainsi à la cochlée.

Il est à noter qu’aucun type d’implant auditif n’est complètement implantable. Pour le moment, une partie externe est toujours pré­sente.

Pour obtenir un implant auditif, il faudra répondre à certains critères audiologiques, médicaux et psychologiques. Tous les types d’implants auditifs nécessitent une période de guérison et d’adaptation. Pour en savoir davantage, consultez votre audiologiste.