Les différences individuelles de surdité

15 novembre 2008
À première vue, on pourrait croire qu’une aide de correction auditive rétablit l’écoute à peu près également chez tout le monde. Or, ce n’est pas le cas et cela dépend grandement de la nature de la baisse d’audition.

L’oreille comporte différentes parties. Une surdité permanente nécessitant le port d’appareils auditifs affecte généralement l’oreille interne (surdité dite neurosensorielle), un peu moins souvent l’oreille moyenne (surdité dite de conduction) ou, encore, une combinaison des deux (surdité dite mixte).

Les différences individuelles de surdité

L’oreille moyenne agit comme un amplificateur mécanique du son. Les ondes sonores sont amplifiées par le dispositif de levier des trois osselets et par la différence de surface du tympan propageant les ondes vers une surface 20 fois plus petite, la fenêtre ovale. Un problème au niveau de cette structure «tympan-osselets» peut être causé par une maladie ossiculaire comme l’otosclérose, une perforation du tympan ou encore une séquelle d’infections. Puisqu’il s’agit de la partie mécanique de l’oreille, elle peut dans certains cas être réparée partiellement ou totalement par chirurgie.

Les différences individuelles de surdité

La perte auditive de conduction peut être corrigée par un appareil auditif puisque l’amplification «mécanique» du son perdue peut être reproduite relativement facilement par l’appareil auditif.

Les différences individuelles de surdité

 

L’oreille interne est beaucoup plus complexe et raffinée. En effet, l’organe de Corti situé au centre de la cochlée renferme près de 16 000 cellules nerveuses qui sont spécifiques en fréquences et qui ne se régénèrent pas une fois détruites (elles ne sont pas opérables non plus).

Les cellules sont altérées le plus souvent par des maladies d’oreille, le vieillissement et l’exposition au bruit.

L’hérédité joue un rôle également. Ces cellules nerveuses sont responsables d’un mécanisme complexe et très précis d’amplification des sons faibles qui permet d’entendre finement et surtout de comprendre avec précision des sons semblables même en présence de bruit. Ces mêmes cellules sont responsables de transformer les ondes sonores en signal électrique qui voyage via le nerf auditif et les relais nerveux et résulte d’une perception sonore dans le cerveau.

Les dommages causés à l’oreille interne peuvent être plus ou moins avancés et sont quantifiés de perte légère à profonde lors de l’examen en audiologie.

La quantité de cellules endommagées et l’étendue des dommages dans la cochlée entraînent une perte de sensibilité (degré d’audition en décibels) et surtout une perte de clarté (discrimination auditive en %) très variable d’un individu à l’autre.

C’est pourquoi la surdité neurosensorielle, selon son degré et surtout selon la clarté résiduelle, entraîne des différences importantes selon les individus, malgré l’utilisation de modèles d’appareils auditifs semblables. Rappelons que le rôle d’un appareil auditif est d’amplifier les sons avant qu’ils n’atteignent le tympan, tenant compte du déséquilibre entre les sons graves et aigus et compressant les sons forts pour qu’ils demeurent relativement confortables.

Les différences individuelles de surdité

 

L’audiologiste est le professionnel le plus habilité à mesurer et à vous expliquer vos capacités auditives restantes. N’hésitez pas à lui poser toutes vos questions !