La recommandation d’appareils auditifs est basée sur votre handicap auditif, le saviez-​vous ?

18 septembre 2012

Pour évaluer la nécessité de porter un appareil auditif, il faut considérer plusieurs facteurs. La personnalité de l’individu et les variables environnementales influencent de façon plus ou moins égale les besoins d’appareillage auditif.
Tout d’abord, il est primordial de comprendre que l’audiogramme n’est pas du tout le seul facteur à considérer. Ce graphique réalisé par l’audiologiste permet de représenter votre degré et votre type de surdité. Il constitue sans aucun doute une base d’évaluation, mais sachez que pour une même surdité, les difficultés ressenties par une personne sont très différentes de celles vécues par une autre.

Ces difficultés dépendent notamment du niveau d’activité de la personne malentendante. Par exemple, une personne qui est peu impliquée socialement et qui ne travaille pas aura nécessairement moins d’occasions d’entrer en communication et éprouvera ainsi moins d’embarras. De plus, si les personnes avec qui elle communique sont généralement des personnes familières, ses besoins seront aussi moins grands. En effet, une personne malentendante a généralement plus de facilité à communiquer avec les gens de son entourage plutôt qu’avec des inconnus.

Il faut également prendre en considération le type de travail exercé. Une personne qui exécute un travail manuel et qui entre peu en communication avec des gens ressentira possiblement moins le besoin d’avoir recours à des appareils auditifs qu’une personne qui, dans l’exercice de ses fonctions, participe à beaucoup de réunions, rencontre des clients ou encore travaille dans un service à la clientèle, etc. De plus, le milieu physique du travail influe. Un milieu de travail calme, comme un bureau fermé, permettra plus facilement à la personne malentendante de comprendre lorsqu’elle devra converser, comparativement à un milieu bruyant tel un bureau à aire ouverte partagé avec plusieurs collègues.

Il faut aussi considérer les activités extraprofessionnelles. Votre vie ne se limite pas seulement à votre travail, mais également à vos loisirs. Pour jouir de ces moments, il est important de se placer en position de bonne compréhension. Ainsi, une personne qui participe à plusieurs activités sociales (ex. : bingo, bridge, etc.) nécessitera davantage un appareillage auditif qu’une personne qui a des loisirs plus solitaires, en l’occurrence la lecture, la couture ou la broderie.

Par ailleurs, notons que les capacités d’adaptation aux problèmes d’audition varient énormément d’un individu à l’autre. Certains ont peu de moyens compensatoires adéquats, comme de bonnes capacités à lire sur les lèvres et à signifier ses incom-préhensions. Le fait d’user de moins bonnes stratégies de communication augmente les incapacités et handicaps auditifs et accroît ainsi les besoins en termes d’appareillage auditif.

De plus, les capacités de compensation mentale faisant référence à votre maîtrise de la langue (structure et vocabulaire) ainsi qu’à vos connaissances générales demeurent sans aucun doute un outil très utile en matière de compréhension. En outre, lorsque la langue écoutée est différente de votre langue maternelle, les difficultés se trouvent augmentées et par le fait même le besoin de porter des appareils auditifs sera plus élevé. Par exemple, si vous suivez des cours -d’anglais ou voyagez fréquemment et que vous présentez une surdité, il se peut que vous trouviez ces activités fort exigeantes et que vous songiez à avoir recours au port d’appareils auditifs.

Rappelez-vous toujours que pour qu’un appareillage auditif soit vraiment bénéfique et que l’adaptation au port régulier soit plus facile, il faut reconnaître ses difficultés et être motivé à mettre des efforts !

N’hésitez pas à consulter votre audiologiste qui exerce dans les cliniques Lobe Santé auditive et communication pour obtenir plus d’information.

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