La plasticité cérébrale

28 mai 2012

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Vous avez sûrement déjà entendu parler de livres ou de jeux de mémoire qui regorgent de problèmes divers permettant d’exercer notre mémoire et nos aptitudes mentales. Ces ouvrages misent sur la capacité du cerveau à conserver sa malléabilité. Ce phénomène se nomme la plasticité cérébrale. En effet, notre système nerveux est en perpétuelle réorganisation quel que soit notre âge.

Le principe est simple : plus le cerveau reçoit de stimuli, plus il se reconfigure pour mieux gérer ceux-ci. Un exemple bien simple est celui de certaines personnes aveugles qui développent un sens du toucher ou de l’ouïe plus pointu que la moyenne des gens. De nombreuses expériences et études scientifiques ont déjà démontré la véracité de ce constat. Certains chercheurs pensent même que la plasticité cérébrale pourrait être à l’origine du
ralentissement des symptômes de la maladie d’Alzheimer chez certains sujets, comme si le cerveau compensait pour l’atteinte de la maladie. C’est donc dire que le cerveau est continuellement en train de se remodeler.

Lors d’un appareillage auditif, la plasticité cérébrale est un élément capital de la réussite; il ne faut surtout pas l’ignorer. En d’autres mots, il faut savoir se donner du temps. L’adaptation aux appareils auditifs est un processus et non une capacité innée.

Aujourd’hui, la miniaturisation des appareils auditifs nous permet de chasser du revers de la main la plupart des stéréotypes péjoratifs face à ceux-ci. La période d’adaptation demeure un incontournable dans la réussite d’un appareillage auditif. Le temps qui est nécessaire à chacun pour trouver ses repères auditifs et réorganiser le traitement de ces nouvelles informations dans les diverses terminaisons nerveuses varie d’une personne à l’autre, soit en termes de jours ou de semaines. Votre audioprothésiste et votre éducatrice spécialisée vous accompagneront durant cette période d’adaptation. Par ailleurs, gardez toujours à l’esprit que le temps est un facteur déterminant dans ce processus; donnez-vous donc la chance de voir cette évolution positive au fil du temps.

La plasticité cérébrale vue sous un autre angle

Le fonctionnement inverse est aussi possible : le cerveau recevant une quantité d’informations perdra graduellement la capacité de traiter ces informations. Ce phénomène se nomme la privation sensorielle.

Une personne malentendante non appareillée pendant plusieurs années aura plus de difficultés lors de la période d’adaptation à ses appareils auditifs. Il est donc impératif de procéder à l’appareillage auditif dès le diagnostic de la perte auditive.

Considérant qu’une personne ayant une perte d’audition prend en moyenne sept ans avant de consulter, il est bien évident que la période d’adaptation sera plus longue.

Pour en savoir davantage, n’hésitez pas à consulter les audioprothésistes qui exercent au sein des cliniques multidisciplinaires Lobe Santé auditive et communication.

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Références :
– ARLINGER, S. «  Negative consequences of uncorrected hearing loss – a review », International Journal of Audiology (2003); 42(2), 17-20.
– PHILIBERT, B., et al. « The auditory acclimatization effect in sensorineural -hearing-impaired listeners: Evidence for functional plasticity », Hearing Research (2005); 131-142.
– TREMBLAY, Jessica, MPA, audiologiste.
– « À la découverte de la plasticité cérébrale », http://www.psychologies.com,
page consultée le 22 janvier 2012.
– « Les personnes à risques d’Alzheimer peuvent désormais espérer retarder -l’apparition des premiers symptômes », http://www.nouvelles.umontreal.ca, page consultée le 22 janvier 2012.