La perte auditive : un obstacle à la communication

22 mai 2012, par Marguerite Blais
Accueillir la différence, c’est s’ouvrir aux infinies possibilités que celle-ci amène. Au Québec, plus d’une personne sur dix est atteinte d’une perte auditive. À titre de ministre responsable des Aînés, mais également en mon nom personnel, il m’importe que chaque personne ayant un problème auditif sache qu’elle n’est pas seule à partager cette différence. Que ses talents et sa résilience sont une richesse pour l’ensemble de la société.

La perte auditive ne doit pas constituer un frein à l’intégration des personnes sourdes, devenues sourdes ou malentendantes. En aucun cas, ces personnes ne doivent sombrer dans l’isolement ou dans l’oubli. La perte auditive est un handicap invisible, un obstacle à la communication. Nous devons en parler et trouver les moyens pour que les personnes ayant une surdité sentent qu’elles font partie intégrante de la société. De nos jours, les technologies utilisées dans les appareils auditifs sont très développées, petites et extrêmement utiles afin de pallier une perte auditive.

Dévouée à la cause depuis plusieurs années, je fais tout en mon pouvoir pour que les personnes vivant avec une perte auditive prennent leur place au sein de la société québécoise. Dans le cadre de mes fonctions, j’ai la chance de côtoyer des personnes qui vivent cette réalité, qu’elles soient sourdes gestuelles, oralistes, devenues sourdes, malentendantes ou sourdes-aveugles.

Jour après jour, ces personnes mettent à profit ce que notre société a de plus précieux, leur potentiel humain.

J’aimerais profiter de la tribune qui m’est offerte pour demander à tous et chacun de contribuer à ce que tombent, un à un, les tabous qui isolent celles et ceux qui vivent avec des limitations auditives. C’est ainsi que le Québec tout entier sortira gagnant.

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