La discrimination des mots

15 août 2008
Lorsqu’on parle d’appareils auditifs, on parle aussi de santé auditive ! Surprenant ? Pas du tout lorsqu’on prend conscience des impacts d’une perte auditive dans la vie quotidienne.

Des effets psychologiques, sociaux et physiques

L’isolement social, la gêne de faire répéter, la crainte d’admettre et la non-acceptation de son handicap ne sont que des exemples des limites que s’imposent les personnes présentant un problème auditif. Toutefois, il ne s’agit pas que d’inconvénients d’un point de vue psychologique. De plus en plus, on parle d’un phénomène physique bien réel appelé la privation sensorielle.

En raison de la perte auditive, le manque de stimulation des cellules de l’oreille peut amener une détérioration de la compréhension de la parole. Simplement, cela signifie que l’information ne sera pas acheminée correctement vers le cerveau. Ce dernier, après plusieurs années, ne reconnaît plus ces sons. C’est comme ne pas pratiquer une langue étrangère pendant 5, 10 ou 15 ans. Pendant toutes ces années, on a souvent « perdu l’oreille » en quelque sorte.

Les personnes ayant une perte auditive sous-estiment beaucoup leur déficience auditive et croient qu’elles peuvent se débrouiller sans appareils auditifs. C’est pourquoi un malentendant attend en moyenne sept ans avant de consulter pour un tel problème, ce qui a des conséquences réelles lors de l’adaptation à ses appareils auditifs.

Réapprendre à entendre

Le plus tôt est toujours le mieux. Plus l’appareillage est précoce, plus la réadaptation sonore est rapide et facile. En étant stimulée de façon optimale, l’oreille retrouve ainsi plus vite son plein potentiel. La personne malentendante bénéficie ainsi plus rapidement d’une amélioration de sa qualité de vie.

Un premier appareillage implique nécessairement une période d’adaptation. Certains craignent cette étape et perçoivent la rééducation sonore comme un défi de taille, redoutant d’être exposés à des sons trop forts ou à des bruits dérangeants. Toutefois, le port des appareils auditifs s’effectue au rythme de chaque personne, donc de façon progressive. La durée de cette réadaptation varie d’une personne à l’autre en fonction de la capacité d’adaptation individuelle, du type de perte auditive et selon « l’âge de la perte ». Le port prolongé des appareils auditifs favorise la réadaptation de l’oreille. Quelques visites chez l’audioprothésiste sont également nécessaires pour faire évoluer les ajustements en fonction de l’adaptation et des commentaires du malentendant.

Changements technologiques synonymes de satisfaction accrue

Bien que l’utilisation d’appareils auditifs ne remplacera jamais l’audition normale d’une personne, une étude récente a montré une augmentation du taux de satisfaction des utilisateurs comparativement à une étude similaire réalisée en 2004*. La technologie y est certainement pour quelque chose, puisque la miniaturi­sation, la qualité et la performance des appareils auditifs contribuent à améliorer la satisfaction des gens.

Les personnes malentendantes sont de plus en plus conscientes et soucieuses du rôle important que joue la santé auditive au quotidien et de sa contribution dans le maintien d’une qualité de vie. Plus un problème auditif est pris hâtivement en main, plus la personne présentant une baisse d’audition peut bénéficier des richesses des conver­sations avec son entourage, des joies d’écouter le chant des oiseaux et la musique qu’elle aime ! C’est un beau cadeau à vous offrir à vous et à votre entourage. N’hésitez pas à consulter votre audioprothésiste qui exerce dans les cliniques Lobe Santé auditive et communication pour obtenir plus d’information.

*Référence :
Kochkin S.  « MarkeTrak VIII : Consumer satisfaction with hearing aids is slowly increasing », Hearing Journal (2010); 63 (5), 19-27.