Isabelle Huot : un parcours impressionnant

23 février 2017

IsabelleHuot

Qu’est-ce qui vous a amené à choisir la profession de nutritionniste?

J’ai commencé en psychologie parce que je voulais travailler avec les enfants autistes. Après ça, je me suis dit que j’allais aller en ergothérapie parce que j’aimais aussi le domaine de la santé et je me disais que ça allait joindre le volet psychologique et le volet physique aussi. Finalement, je n’ai pas aimé ça, alors je me suis demandé ce que je voulais faire.

La réponse : je veux être missionnaire en Afrique. Je veux aider la population à contrer les déficiences en fer, à contrer les déficiences en vitamine A dans les pays en voie de développement. J’ai regardé pour partir travailler en Afrique parce que je voyageais déjà énormément; depuis que j’ai 18 ans, je pars en pack-sac partout dans le monde. J’ai regardé ça, mais il n’y avait pas de programme communautaire qui partait.

J’ai entendu parler d’une professeure à Montréal, alors que j’habitais à Ottawa, qui donnait un cours de nutrition internationale avec des missions en Afrique (Hélène Delisle). Je me suis dit : « Je vais aller à Montréal, je vais faire mon cours en nutrition et je vais avoir mon bagage pour aider les gens. » Je suis allée en nutrition pour aider les gens. Ma carrière a bifurqué dans les médias par hasard parce que je voyageais, je voulais vendre mes articles, j’appelais des magazines et je disais : « J’arrive de tel salon à Rome, est-ce qu’un article vous intéresse? J’arrive du salon international de l’alimentation à Paris, est-ce que ça vous intéresse? ». C’était il y a une vingtaine d’années. Le magazine acceptait d’acheter mon article, alors finalement je payais mes voyages en articles.

Tranquillement, mes articles m’ont permis d’être connue dans le milieu de la nutrition. J’ai commencé des chroniques TV à Canal-Vie, à Radio-Canada, à TVA (maintenant depuis 15 ans), et puis ça m’a fait bifurquer de mon chemin initial, alors j’ai développé ma carrière dans les communications. Maintenant, j’ai mon entreprise Kilo Solution. Dans les communications, on est sur un siège éjectable, comme femme surtout qui approche la cinquantaine. Alors je me suis dit que plus tard, ma retraite, ce serait ma business. À 40 ans, j’ai fondé Kilo Solution, et puis ça a grossi et grossi. J’ai 10 cliniques maintenant, j’ai du prêt-à-manger en épicerie, des collations en épicerie, je commence à exporter. Je suis vraiment en gros développement pour ma compagnie. Je suis encore dans les médias, mais on ne sait jamais pour combien de temps. Je suis encore à Salut Bonjour, à Radio-Canada, à Toronto Radio, à Deux filles le matin… Je fais beaucoup de chroniques. Pour les magazines, j’écris dans le Journal de Montréal et le Journal de Québec toutes les semaines, et dans L’actualité médicale pour les médecins. J’écris dans Bel âge depuis au moins 10 ans. Je suis très occupée! J’ai deux carrières : une en communication et une où je gère ma business. C’est beaucoup d’heures!

À travers tout ça, j’imagine que vous voyagez un peu moins maintenant?

On ne peut pas tout faire! J’ai un gros voyage annuel. On va toujours très loin. À Noël, c’est l’Afrique du Sud! L’an passé, on a fait Singapour, on a fait la Malaisie; l’année d’avant, le Vietnam… Je suis allée en Italie 15 fois, je suis allée en France 30 fois, j’ai tout fait l’Europe (le Portugal, l’Espagne, la Belgique). J’ai habité en Suisse deux ans, j’ai habité à Londres. L’Europe, je peux dire que je l’ai fait. Alors là, je suis beaucoup en Asie. Donc Thaïlande, Vietnam, Chine… Il me reste le Laos, le Cambodge, le Népal. Les voyages comptent énormément pour moi, mais un par année, c’est trop peu!

Quelles sont les différences dans les habitudes de nutrition d’un pays à l’autre?

En Asie, c’est trop salé. Chaque culture a ses forces et ses faiblesses. Le Japon, c’est très faible en gras, mais c’est hyper salé. Les habitants de Kinawa, c’est là où il y a le plus de centenaires, ils restent toujours sur leur faim. Ici, on a tendance à toujours trop manger. Le fait de ne pas sortir d’un repas trop plein, ça aide beaucoup à la longévité, ça ralentit le métabolisme et le processus dégénératif. La Méditerranée, c’est pas mal ma référence. Ils prennent le temps de manger, de partager un repas. Il y a énormément d’huile d’olive et de vin, la base est vraiment santé.

Vous désirez en savoir plus sur Isabelle Huot? Consultez le Magazine Lobe, volume 12, numéro 1, aux pages 4 et 5!