Agissons contre l’âgisme !

14 septembre 2015
Association québécoise de gérontologie Dans le contexte actuel de vieillissement accéléré de la population, où l’espérance de vie est en augmentation, l’âgisme persiste de manière insidieuse au sein de notre société.  En effet, s’il révèle d’étroites ressemblances avec le racisme et le sexisme, l’âgisme s’en différencie par le silence qui trop souvent l’entoure.

Or, pour les aînés qui en sont la cible, les conséquences qui en découlent ne sont pas négligeables : c’est leur identité et leur estime d’eux-mêmes qui sont directement affectées.  Plus encore, sur le plan social, les attitudes âgistes peuvent provoquer un certain désengagement de celles et ceux qui jouent pourtant un rôle essentiel dans le lien intergénérationnel.

Selon certains auteurs (Burchett, 2005; Palmore, 2004; Palmore 2001), l’âgisme est un préjugé sur ce que nous devenons, contrairement au racisme et au sexisme, qui sont des préjugés sur qui nous sommes.  Ainsi, toute personne est susceptible de devenir une cible de l’âgisme avec le temps! Il est donc nécessaire de rester vigilants et de poursuivre une réflexion commune dans la lutte contre l’âgisme afin de tendre vers un changement de mentalité par rapport au vieillissement.

Les aînés doivent être une source de fierté pour notre société, car ils représentent une ressource sociale essentielle que l’Association québécoise de gérontologie souhaite avant tout valoriser.

Références :
Éditorial de Mme Martine Lagacé (professeure adjointe au Département de communication de l’Université d’Ottawa), Vie et vieillissement, volume 7, no2.