Conséquences de l’isolement chez les aînés

13 août 2015, par Martine Rodrigue
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D’abord, prenons le temps de distinguer la notion de solitude de celle de l’isolement. Nous considérons qu’une personne vit une situation d’isolement lorsqu’elle est éloignée, pour diverses raisons, de son réseau social (proches ou amis). Il s’agit donc uniquement d’un fait objectif : celui d’être seul. La solitude est, quant à elle, un état plus subjectif.

Les chercheurs qui se sont penchés sur cette question s’entendent pour dire que l’isolement social n’engendre pas nécessairement un sentiment de solitude. Inversement, être entouré de proches et d’amis n’est pas un rempart contre la solitude.

Éprouver un sentiment de solitude constitue une expérience pénible et négative et peut provoquer de l’anxiété, de l’ennui ou de la mauvaise humeur, par exemple. Ce sentiment découle de la perception que la personne éprouve quant à son réseau social, qu’il soit déficient ou non. Il y a alors un déséquilibre entre les relations sociales réelles et les relations sociales souhaitées. Plusieurs facteurs peuvent intervenir dans l’apparition d’un sentiment de solitude, notamment : le veuvage, l’état de santé, certaines incapacités physiques ou des habiletés sociales déficientes.

En raison de l’état de souffrance causé par la solitude chez certains aînés, il est important de tenter de l’identifier et d’en déterminer les causes pour pouvoir mieux agir sur celles-ci. Parfois, le seul fait de favoriser l’accès à un moyen de transport, de résoudre un problème de vision ou d’audition permet de régler le problème. Par ailleurs, l’accès à des groupes de soutien, tels les groupes d’aide aux endeuillés, ou encore l’accompagnement dans le développement d’un nouveau réseau social peuvent constituer des solutions efficaces.

Enfin, rappelons simplement que l’on peut se sentir seul même dans une foule, tout comme l’on peut aussi se sentir très bien dans un contexte d’une solitude voulue et choisie. Soyons à l’écoute des besoins réels des aînés, puisqu’ils sont les mieux placés pour les nommer. À nous ensuite d’y accorder l’attention nécessaire.

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Dans un objectif de conformité, les termes appareils auditifs sont préférés
à ceux de prothèses auditives.