La pollution par le bruit

15 août 2009
La pollution par le bruit
  • Sèche-cheveux (70 dBA)
  • Trafic urbain (80 dBA)
  • Tondeuse à gazon (90 dBA)
  • Motoneige (100 dBA)
  • Garderies (jusqu’à 90 dBA)
  • Restaurants (entre 50 et 90 dBA)
  • Bars et discothèques (entre 90 et 120 dBA)

Dans notre société urbaine et industrialisée, le bruit s’avère très prévalant, tant dans l’environnement que dans le milieu de travail. Si l’on regarde autour de nous, nombreuses sont les sources de bruit et les endroits bruyants.

Concrètement, le bruit est considéré trop élevé lorsque nous devons hausser la voix pour parler à quelqu’un qui se situe à un mètre de nous. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la dose sécuritaire quotidienne de bruit est de 75 dBA pour une exposition de 8 heures. Lorsque le niveau est supérieur, la durée d’exposition doit être écourtée afin de demeurer inoffensive pour notre audition.

En fait, la perte auditive attribuable au bruit s’installe sournoisement selon des étapes précises. Dès la première exposition au bruit intense, une surdité temporaire est ressentie. Cette phase est caractérisée par une fatigue des cellules de l’oreille interne. Après une période de repos suffisante dans un milieu calme, l’audition revient à la normale.

Toutefois, l’oreille interne comporte ses limites et elle ne peut récupérer indéfiniment ses capacités auditives.

Les expositions répétées causent des dommages irréversibles et la destruction de cellules de la cochlée. C’est alors que la surdité permanente s’installe. Le risque varie selon la durée de l’exposition, l’intensité du son et la vulnérabilité génétique de l’individu. Une exposition prolongée et récurrente au bruit entraîne une perte auditive qui peut ou non être associée à des acouphènes.

En plus de la surdité, il existe d’autres effets néfastes du bruit sur la santé qui, eux, semblent encore méconnus. Parmi ceux-ci, on retrouve l’élévation du niveau de stress, les troubles de sommeil, les troubles de la voix et la réduction des performances des employés ou des élèves qui fréquentent un milieu de travail ou une classe bruyante. Le bruit peut aussi augmenter la pression artérielle et les risques de maladies cardiovasculaires. Il est intéressant de souligner que le niveau d’intensité du bruit joue un rôle important quant aux effets sur le corps, mais ses caractéristiques ainsi que le moment et l’endroit d’exposition à la source sonore influencent également les effets du bruit. Par exemple, un bruit de 85 dBA en milieu de travail peut induire moins de réactions sur le corps qu’un bruit de 40 dBA présent pendant notre sommeil à la maison.

LA SURDITÉ ATTRIBUABLE AU BRUIT APPARAÎT MAINTENANT DE PLUS EN PLUS TÔT EN RAISON DE L’EXPOSITION IMPORTANTE DÈS UN JEUNE ÂGE.

Heureusement, il est possible de poser certains gestes simples afin de préserver notre audition et d’éviter les conséquences néfastes de l’exposition au bruit sur notre santé. Nous pouvons diminuer le volume de notre lecteur MP3, nous éloigner des sources de bruit, porter des protecteurs auditifs au besoin, choisir des jouets pour enfants et des appareils domestiques moins bruyants (ex. : lave-vaisselle, aspirateur, système de ventilation, etc.) et les arrêter dès que nous ne les utilisons plus. Pour les employeurs, les restaurateurs et les responsables de lieux publics, il est souvent possible de réduire le bruit à la source, soit en ajoutant des silencieux aux outils bruyants, en encoffrant les machines ou encore en diminuant le volume de la musique d’ambiance.

Bref, les conséquences de l’exposition au bruit s’avèrent non négligeables puisque c’est notre santé, notre qualité de vie, en plus de notre audition, qui s’en trouvent affectées. Il est donc important d’être attentif à notre environnement et de ne pas nous exposer inutilement au bruit. Nos oreilles sont fragiles, alors protégeons-les !

Références :
ALBERTI, P. (1998). « Noise, the most ubiquitous pollutant », Noise Health, 1, 3-5.
BABISCH, W. (2006). « Transportation Noise and Cardiovascular Risk, Review and Synthesis of Epidemiological Studies, Dose-effect Curve and Risk Estimation », Wabolu-Hefte, Federal Environment Agency, 116 p.

 

Dans un objectif de conformité, les termes appareils auditifs sont préférés
à ceux de prothèses auditives.