La surdité professionnelle et la CSST

15 août 2011, par Sébastien Lanthier

surdité, lobe

Dans notre société urbaine et industrialisée, le bruit s’avère très présent, tant dans l’environnement que dans le milieu de travail. Les expositions répétées au bruit causent des dommages irréversibles à l’organe de l’audition (la cochlée), ceux-ci étant caractérisés par une perte auditive neurosensorielle permanente.

La surdité dite professionnelle et la CSST :

La CSST (Commission de la santé et de la sécurité du travail) a mis sur pied un programme de compensation spécifiquement dédié aux travailleurs qui oeuvrent dans un milieu bruyant. Ce programme inclut le remboursement des coûts de certains appareils auditifs.

Voici les étapes à suivre pour obtenir des appareils auditifs en lien direct avec votre surdité professionnelle.

En tout premier lieu, il faut prendre rendez-vous avec un audiologiste afin d’établir le degré de perte auditive en lien avec votre exposition au bruit. Lors de la consultation, l’audiologiste effectue un audiogramme et remplit avec vous le formulaire « Réclamation du travailleur ». Un repos sonore de 16 heures est obligatoire avant de passer un audiogramme. Par la suite, l’audiologiste vous dirige vers un médecin ORL pour les procédures d’ouverture de dossier à la CSST.

L’agent de la CSST responsable d’étudier votre dossier détermine alors si votre perte auditive est en lien direct avec une exposition au bruit en milieu de travail. Si tel est le cas, le médecin ORL rédige alors le rapport d’expertise de la CSST. Ce rapport inclut le calcul de la compensation financière (s’il y a lieu) ainsi que la recommandation d’appareillage auditif binaural (s’il n’y a aucune contre-indication médicale à l’appareillage auditif).

À la suite de l’acceptation finale de votre dossier pour votre surdité professionnelle, l’agent de la CSST vous fait parvenir une lettre vous invitant à consulter un audioprothésiste pour le choix de vos appareils auditifs en fonction de vos besoins d’écoute et de communication.

Certains modèles d’appareils auditifs sont défrayés par la CSST : ITC (demi-conque), BTE (contour d’oreille avec embout auriculaire), Open Fit (contour d’oreille avec tube et dôme) ou RITE-RIC (contour d’oreille avec écouteur dans l’oreille). Depuis son arrivée sur le marché, le modèle d’appareil auditif RITE-RIC s’est avéré le plus populaire pour l’appareillage auditif des malentendants ayant une perte d’audition causée par le bruit. Ce type d’appareil auditif rallie esthétique, confort et performance. La CSST paie un ou deux appareils auditifs, selon la recommandation du médecin ORL lors de l’envoi de son expertise professionnelle pour la surdité professionnelle.

Le renouvellement des appareils auditifs se fait tous les cinq ans. Vous devez toutefois assurer vos appareils auditifs contre la perte ou les dommages majeurs auprès de votre assureur au moyen de votre assurance habitation. Lors de la livraison de vos appareils auditifs, l’éducatrice spécialisée et votre audioprothésiste se feront un plaisir de vous expliquer les démarches à suivre pour assurer vos appareils auditifs.

En plus de payer votre examen de l’audition (audiogramme) et vos appareils auditifs, le programme de la CSST défraie aussi vos besoins en piles, en produits d’entretien, en système d’écoute pour la télévision (selon certains critères) et bien d’autres.

N’hésitez pas à consulter un audiologiste ou un audioprothésiste qui exercent dans les cliniques multi­disciplinaires Lobe Santé auditive et communication pour obtenir plus d’information.

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L'auteur:

 

Dans un objectif de conformité, les termes appareils auditifs sont préférés
à ceux de prothèses auditives.