Comprendre son audiogramme

31 mai 2008

Les résultats audiométriques à un test d’audition fait par un audiologiste sont notés sur un document que l’on nomme audiogramme. Au fait, savez-vous lire le vôtre ? Voici tout ce que vous devez savoir pour bien le comprendre.
L’axe horizontal représente la hauteur, ou la fréquence des sons entendus pendant le test. On peut le comparer à un piano sur lequel les sons graves se situent à gauche et les sons aigus à droite. L’axe vertical, quant à lui, représente l’intensité ou le volume du son sur une échelle de -10 à 120 décibels (dB), où -10 dB est un son très faible et 120 dB un son très intense.

Ainsi, sur un audiogramme, on retrouve deux grilles : une pour chaque oreille.

Audiogramme

Dans chaque grille il y a généralement deux courbes. Premièrement, la courbe avec la ligne pleine symbolise les seuils audiométriques, c’est-à-dire les plus petits sons que vous êtes capable d’entendre dans chaque oreille lors de l’évaluation sous écouteurs. Cette courbe représente le passage du son lorsqu’il emprunte le chemin le plus long, c’est-à-dire lorsqu’il passe par les trois parties de l’oreille (oreille externe, moyenne et interne). Le  et le  sont utilisés pour l’oreille gauche, tandis que le  et le Δ sont les équivalents pour l’oreille droite. Plus le symbole est haut dans le graphique, meilleure est l’audition.

À titre informatif, on reconnaît qu’une audition est dans la limite de la normale lorsque tous les symboles sont situés entre -10 et 15 dB. À l’inverse, plus une surdité est importante, plus les symboles seront dans le bas du graphique.

Deuxièmement, la courbe avec la ligne pointillée équivaut à la conduction osseuse évaluée avec un vibreur placé sur le crâne. En d’autres mots, cette courbe représente les réponses de l’organe de l’oreille interne, la cochlée, lorsqu’elle est stimulée par la vibration des os du crâne. C’est donc dire que le son ne passe pas par l’oreille externe ou moyenne mais est perçu uniquement par l’oreille interne.

De plus, dans le tableau situé au bas de l’audiogramme, un pourcentage est inscrit pour chaque oreille (PI % d’intelligibilité). Ce dernier ne reflète pas le degré de votre perte auditive. Il donne plutôt une indication quant à la façon dont vous identifiez des mots simples dans un environnement sonore idéal.

L’analyse de la configuration de la courbe audiométrique permet de déterminer principalement le degré et la nature d’une perte d’audition. Le degré représente le niveau de sévérité de l’atteinte auditive. Plus il est important, plus l’atteinte est grande. La nature fait référence au site de lésion probable et elle donne un indice sur la cause de la surdité. Par exemple, la courbe audiométrique associée à une surdité reliée à l’âge n’aura pas la même forme que celle d’une otite. Si les courbes de la conduction aérienne et osseuse sont presque superposées, on parle d’une surdité de nature neurosensorielle, tandis que lorsqu’un écart est noté, on parle plutôt de perte de conduction ou mixte. Cette distinction influencera le plan de traitement qui sera établi pour prendre en charge la surdité.

Pour plus d’information sur ce sujet, n’hésitez pas à consulter un audiologiste qui exerce dans les cliniques multidisciplinaires Lobe Santé auditive et communication.
Références disponibles sur demande.

 

Dans un objectif de conformité, les termes appareils auditifs sont préférés
à ceux de prothèses auditives.